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Boutique Érotique Romance : l’amour ET le sexe !

La Saint-Valentin approche rapidement. Pour mettre un peu de lustre sur la journée des amoureux, plusieurs couples déambuleront dans les restaurants du Plateau pour se convaincre et se prouver que la flamme brûle encore. D’autres, plus audacieux, auront prévu une fin de journée plus … audacieuse en ayant visité au préalable la Boutique Érotique Romance (723 Est sur l’Avenue Mont-Royal). Quelque chose de plus osé ou de plus ludique pour les ébats dans la chambre à coucher … après le resto bien sûr ! Je vous présente donc cette importante entreprise que Claude Perron mettait sur pied vers la fin des années 70 …

En 1979, Claude Perron entrevoit une opportunité d’affaires. Le marché de l’érotisme n’est pas vraiment développé et, malgré la révolution sexuelle amplement amorcée, les femmes n’y sont guère considérées. Que des hommes ou presque dans les quelques boutiques sombres de la région montréalaise. L’homme d’affaires y oeuvrera résolument et y fera entrer les femmes avec une offre de produits mieux adaptés. Successivement, il ouvrira la boutique de l’avenue du Mont-Royal, puis une deuxième à Laval et, l’an dernier, une troisième sur la rue Sainte-Catherine, toujours sous la bannière Romance.

Sa connaissance du marché lui fera également démarrer cinq autres boutiques sous d’autres noms (dont une à Toronto), voire même créer Landco Import qui se veut importateur et grossiste et alimente une clientèle répartie partout au Canada. Aujourd’hui, le groupe mis sur pied par Claude Perron comprend une centaine d’employé(e)s avec un siège social établi à Laval. Le fondateur se trouvait … en Chine au moment de ma rencontre avec Édith Arsenault, sa fille (par union), directrice et responsable des boutiques de l’entreprise.

Née dans la Pointe de l’île, Édith Arsenault y fera son primaire, suivi d’un secondaire au Collège privé Mont-Royal (oui ma chère !) et son cegep à Maisonneuve en Ressources Humaines pour finalement compléter le tout à l’UQAM en Marketing et Commerce International. Déjà, l’entreprise familiale tournait dans son collimateur et c’est sans surprise qu’elle s’y trouve encore aujourd’hui.

Alors on entre ? Coin Resther sur l’Avenue, la Boutique Érotique Romance présente ses articles osés en luminosité totale, pourrions-nous dire. Fini l’éclairage tamisé et l’impression d’y passer en catimini. La récente restauration des lieux, pensée en fonction du couple, présente trois grandes sections pour stimuler toutes les imaginations de la clientèle.

Commençons par la plus spectaculaire : les accessoires. Le phallus y tient une place prépondérante, cela va de soi. Que ce soit comme vibrateur (ou dildo ou godemiché), le membre du mâle remplit les étagères sur la droite sous diverses formes et pour divers usages. On y trouvera aussi les œufs pour dames, les masturbateurs et plusieurs objets destinés au fétichisme. Vous pensez aux menottes et bandelettes ? Elles y sont. Mais vous y trouverez également des articles destinés au fétichisme « friendly », comme ces bandelettes moins contraignantes.

Sur la gauche, la lingerie érotique vous permettra de fabuler. Corsets et costumes fort suggestifs en couleurs spectaculaires. Des souliers d’une élégance … érotique, sans oublier les G-string pour hommes que le chroniqueur n’ose même pas imaginer sur son entre-jambe …

Vous y trouverez aussi ces jeux osés pour couple ou groupes. D’ailleurs, à ma grande surprise, la presque totalité de ces jeux coquins sont de conception québécoise et sont offerts avec des réductions intéressantes pour ce mois de la Saint-Valentin.

Édith Arsenault perçoit une certaine différence entre les clientèles des trois boutiques Romance. Sur la Catherine, davantage d’étudiants, corsets et cuirettes populaires avec un brin de fétichisme. Dans le Plateau, davantage d’intellos, davantage de couples, des gens « in » et quelques autres de la communauté gaie. À Laval, plus de « dames » (35-40), les déshabillés plus raffinés et les vêtements sur cintres plutôt qu’en boîte …

J’ai discuté avec Édith Arsenault de cette « gêne » que j’imagine facilement chez certaines clientes ou clients qui franchissent les portes pour la première fois. Justement, me répond-elle, les vendeurs sont formés en conséquence pour les non-initiés : point de harcèlement ou d’insistance avec un respect total de l’intimité de chacun. Tous les vendeurs reçoivent une formation précise sur les produits (bien sûr) mais aussi sur la façon d’aborder les clients, leur transmettre les connaissances, les trucs … le tout en observant des règles très strictes sur le vocabulaire d’usage.

Pour les curieux, le site boutiqueromance.ca vous livrera d’autres détails.

Édith Arsenault habite désormais le Plateau Mont-Royal. Plutôt qu’une discussion sur ses propres acquisitions dans les boutiques dont elle assume la direction … je l’ai questionnée avec … les classiques rafales !

Les rafales …

Au cinéma, elle avoue un faible pour le Seigneur des Anneaux. Côté livres, elle vénère la série L’Épée de Vérité, écrite par Terry Goodkind. Le mauvais service dans un resto l’indispose (heureusement, nous étions à l’Express pour l’entrevue …). Elle relaxe en fin de journée avec un verre de vin et un bon livre. Côté sport, elle a joué du basketball élite, coachant même une équipe de … garçons. Dans une autre vie, elle se verrait bien … entraîneure dans un sport, pas nécessairement au basket. Et sur l’Avenue, ses coups de cœur vont aux Petits Gâteaux et à la Salle à Manger.

Texte et photos : Michel Danis

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